Biographie
Eric Taleb
est né le 25 Avril 1946
à st Just, petit village du littoral
atlantique prés de Royan, d’une mère
charentaise et d’un père Algérien. Au
sortir, de la dernière guerre, la famille se
fixe non loin de là,
à Rochefort sur mer . Quinze enfants
naîtront de cette union. A 16 ans, il pressent
déjà qu’il faut s’échapper du
carcan d’un destin sans issue.
En 1961, il fait sa première
fugue pour « voir
Paris
».
Le
dénuement extrême dans lequel il
vit ne brisera pas la volonté qui l’a
mené jusqu’ici.
Il veut rester à Paris, et pour vivre,
tous les « petits boulots » sont
une aubaine.
Un jour la
chance lui sourit : Il est engagé comme
apprenti chez "Karcher", un atelier de
lithographie réputé .
Il observe beaucoup, on l’apprécie, et
peu à peu on l’initie aux encres, au
zinc et à la pierre lithographique.
Sa main de
vient plus sûre, il peut, il veut,
être un Artiste. Il travaille à
Montmartre et croque à la «
sauvette » les portraits des touristes.
Il quitte le folklore de la place du Tertre et
descend vers les grands boulevards. Il
rôde à Montparnasse, dans le
quartier St Michel et St germain des
près. C’est l’apogée de la
«Coupole»
et des «Deux Magots», Sartre,
Gréco, Genêt,etc.. Il ne
connaîtra ni ne verra jamais ces
icônes du moment.
Il s’aventure du coté de la «
Grande Chaumière »et fait des
rencontres déterminantes. Aux vieux
peintres,
il propose ses services d’assistant qu’il
troque contre des leçons. Pour la
première fois de sa vie il visite le
Louvres, et apparaissent enfin devant ses
yeux, tous les chef-d’œuvres qui l’avaient
fasciné dans ses livres
d’écolier: Chardin,
Raphaël, Léonard,
Vélasquez, Rembrandt…
En 1970 il
quitte Paris, pour le marais Poitevin ou il
installe son atelier dans une vielle
bâtisse qu’il a pu acquérir.
Il travaille avec acharnement sur le motif, se
souvenant des principes chers aux
impressionnistes qu’il avait admiré au
musée d’Orsay. Mais très vite
son expérience impressionniste
s’avère à ses yeux un processus
puisant ses raisons dans l’émotion
contemplative et la sensibilité de la
touche immédiate.
Il veut aller ailleurs, trouver un autre
univers, d’autres paysages et d’autres
visages. Il va chercher et trouver du
coté de l’inconscient l’enfant intact
qui sommeille,
cet «autre» qui nous habite et que
l’on peut atteindre par les moyens d’une
écriture expressionniste.
«Le principal combat dit- il, est de
parvenir à l’idée que notre
cerveau n’existe pas pendant la conception du
tableau, et que contrairement aux idées
reçues,l’Artiste n’est jamais
maître de son œuvre».
Ainsi, comme un
archéologue il mettra à jour la
présence d’une sorte
«d’Antimémoire»
omniprésente dans son œuvre :
La révélation d’un Orient
originel, épousant l’Occident de sa
culture.
Peu lui importe la question de la figuration
ou de l’abstraction. Taleb est un
véritable autodidacte, au sens noble du
terme, il s’est construit
lui-même,à force de travail et
d’abnégation. La puissance et
l’authenticité de son œuvre sont
indéniable et les amateurs d’Art qui
l’ont bien compris, ont forcé ses pairs
à leur tour à le
reconnaître. Aujourd’hui, tant en France
qu’à l’étranger, ses œuvres sont
présentes chez de nombreux
collectionneurs et galeries d’Art.
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